lundi 15 juillet 2019

Mes dix livres préférés (II)


Les Soleils des Indépendances. Ahmadou Kourouma. Pour tous les écrivains que j’ai pu côtoyer en Afrique dans les années 80, il s’agissait du meilleur roman de la période postcoloniale en Afrique de l’Ouest francophone. Publié en 1968, ce constat des indépendances est très sombre. L’auteur nous dépeint une Afrique non démocratique, sans libertés. Les citoyens sont humiliés, appauvris. Violées, excisées, les femmes sont particulièrement victimisées. L’ordre traditionnel est chamboulé, l’ordre nouveau est un leurre.

En 2002, Kourouma prit position contre le concept d’ivoirité, qui mit le pays à feu et à sang. Kourouma est mort à Lyon en 2003. Sa famille ramena sa dépouille en Côte d’Ivoire en 2014. Une maison de la ville porte son nom. Située dans le Jardin des Chartreux, la Maison Ahmadou-Kourouma accueille des associations.




Mes dix livres préférés (II)


dimanche 14 juillet 2019

Mes dix livres préférés (I)


Mon ami et ancien étudiant Serge Landy Grah est un formidable agitateur culturel en Côte d'Ivoire. C'est grâce à des personnalités comme la sienne que les pays d'Afrique peuvent progresser.

Il m'a lancé un défi à la fois facile et impossible à relever : afficher pendant 10 jours les couvertures de mes 10 livres préférés. Facile car, spontanément, deux grosses poignées d'ouvrages ont traversé ma mémoire fatiguée. Impossible, car une bonne centaine d'œuvres qui ont marqué ma vie d'homme et de lecteur auraient pu s'imposer.

Sans ordre hiérarchique, je commencerai par Homage to Catalonia (La Catalogne libre) de George Orwell. C'est pour moi ce qu'il a fait de mieux. Œuvre d'un observateur d'exception, d'un formidable journaliste, d'un homme réellement engagé au niveau de l'humanité souffrante et combattante. En Catalogne, qu'il avait rejoint quelques jours après son mariage, Orwell reçut une balle en pleine gorge qui le laissa avec une diction chevrotante. Et c'est aussi dans les tranchées de cette province résistant au franquisme avec l'énergie du désespoir, qu'Orwell comprit – avant quantité d'autres – la nature du mensonge stalinien.

Mes dix livres préférés (I)


vendredi 12 juillet 2019

Hélène Carrère d'Encausse est-elle un mec ?

On sait que je suis totalement hostile à l'écriture inclusive, comme au féminin en eure, véritable prise de la Sierra Maestra pour des bobos qui se fichent des luttes sociales (sans parler de la lutte des classes) et de l'accaparement de nos vies par la finance internationale et ses relais politiques et médiatiques. Je suis également tout à fait hostile aux excès inverses de ceux qui refusent toute féminisation de la langue. Continuer à dire “ Madame le Professeur ” est, mes yeux , aussi absurde qu'imbécile.

Un ami m'a fait passer ce faire-part de la Secrétaire perpétuelle de l'Académie française, Madame Hélène Carrère d'Encausse, lors du décès de sa collègue Assia Djebar. En digne successeuse du très réactionnaire Maurice Druon, Carrère d'Encausse est dans le déni complet des réalités et dans l'affirmation désespérée d'un phallus ridicule.

“ Le Secrétaire perpétuel [Hélène Carrère d'Encausse], et les membres de l'Académie française, ont la douleur de vous faire part de la disparition de leur confrère, Assia Djebar, chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres, décédé le 6 février 2015. ”

Hélène Carrère d'Encausse est-elle un mec ?

jeudi 4 juillet 2019

Les Bourguesans sont facétieux



Ainsi donc, je viens de passer trois jours sur les gradins surchauffés de la piscine de Pierrelatte pour apprécier les très bonnes performances de ma fille Rébecca et de ses collègues de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. J’avais choisi un hébergement dans la petite ville voisine de Bourg-Saint-Andéol, de l’autre côté du Rhône, en Ardèche. J’ai passé deux nuits très reposantes dans l’hôtel Le Brin d’Olivier (publicité gratuite).

Entrer en voiture dans Bourg-Saint-Andéol ne m’a pas vraiment posé de problème. En sortir, la première fois, m’a pris trois quarts-d’heure et m’a occasionné une légère panique car je risquais de rater une prestation de Rébecca.

vendredi 28 juin 2019

Angélique Suède !




La Suède est un grand pays par la surface (450 000 km2) et petit par la population (10 millions d’habitants). La densité est d’environ 25 habitants au km2.

On a connu ce pays comme fer de lance du progressisme en Europe, un pays où chaque citoyen était protégé face aux aléas de l’existence, où le niveau de vie était inégalé en Europe. Avec, certes, quelques poches de nazisme mal recuits. Tout ceci est de moins en moins vrai et, surtout, la société donne, vue de loin, l’impression d’être en phase de décomposition. Il ne se passe pas 24 heures, dans des villes où les zones de non droit où la police ne peut plus pénétrer, sans qu’un viol collectif soit commis, sans qu’une explosion mette à bas un immeuble, sans que des scènes d’émeute perturbent gravement la paix sociale. En quarante ans, le nombre de viols a augmenté de 1400% (53 viols pour 100 000 habitants) ! La Suède dans ce domaine est au troisième rang mondial derrière le Lesotho et l’Afrique du Sud. Par parenthèse, j'aurais pu rédiger le même type d'article à propos du Royaume-Uni où les viols collectifs et les meurtres à coups de poignard et de machette ont augmenté dans une proportion considérable depuis une décennie.

mardi 18 juin 2019

De la dictature astucieuse


Les citoyens qui ont voulu faire passer de l'argent à Christophe Dettinger (qui, à mains nues, n'avait rien fait d'autre que de protéger une femme en danger d'être castagnée par le sbires surarmés de Castaner) sont convoqués par – tenez-vous bien – une “ brigade de la répression de la délinquance astucieuse ”.

La dictature aussi est astucieuse. Les donateurs ont donné via la plateforme Leetchi qui, elle, a donné les adresses de donateurs à la police.

Il faut couler Leetchi, et le plus vite possible.
 

 

 
D'autant que :
 

 

 

 
1️⃣Leetchi appartient au Crédit Mutuel
2️⃣Banque dirigée par Jean-Pierre Denis
3️⃣Sa femme Marie-Laure est nommée présidente de la CNIL par Macron
4️⃣Leetchi donne ses données à la justice aux ordres de Macron
5️⃣Castaner remercie la CNIL
De la dictature astucieuse

vendredi 14 juin 2019

Fed up with French ! (Ras-le-bol du français !)



« You’re welcome », me dit le youtuber un peu yuppie sur les bords. J’avais le blues. Je venais de me faire squeezer à cause du staff turnover rate de ma boîte. J’avais beau être stainless, mature, les réunions professionnelles étaient devenues de vrais mauls. On ne prenait plus la peine d’échanger le moindre greeting. Moi, je ne pensais plus qu’à mon fonds de pension, une perspective un peu just, pas vraiment dopante. En plus je venais d’être victime d’un dognapper. Adieu, mon labrit des Pyrénées ! Je venais au bureau en casual Friday – surtout en cas de shitstorm – et je ne lisais plus que de la celebrity gossip press.

Ma mère, en bonne housewife ambitieuse pour sa progéniture, m’avait poussé à être un broker, ce qui n'était pas ma tasse de thé. Tout comme un buddy un peu fake, un chap complètement nerd, dont je découvrirai qu’il n’était pas secure. J’avais réalisé un lip dub envoyé à des talent scouts. J’avais assisté à plusieurs master classes pour savoir si je matchais pour le poste. Peanuts ! Je m’étais retrouvé en stand-by. Comme quelques autres clones, d’ailleurs, en provenance de la bobosphère, connaissant à fond le body language, le trekking et la slow food. Je me souviens que l’un d’entre eux portait un t-shirt qui mettait en valeur son corps de body buildé, tandis qu’un autre, habillé d’une sorte de body bag, avait un gabarit de musher. Quelle femme aurait eu envie d’échanger un hug avec lui et de le prolonger par une séance de necking ?