vendredi 7 décembre 2018

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était (3)


Dans le Nord, comme ailleurs, une bouilloire était effectivement en permanence sur le poêle, prononcé “pouelle”. Mais il trônait aussi, également en permanence, un alambic (une cafetière) de café bouilli-café foutu, café léger qu'on agrémentait de chicorée (dins ch'Nord, y'a taudis eun'alambic sus ch'fû). Mais même avec un peu de cassonat' et d'alcool (une bistoule), ce n'était pas terrible : la chirloute (mauvais café) de tous les jours.

Il fallait bien une trentaine de minutes le matin pour vider les cendres froides, aller les porter au bout du jardin (sans marcher dans la berdoule quand il avait plu), puis enflammer quelques pages froissées du journal de la veille (La Voix du Nord ou Nord Matin, qui étaient encore d'authentiques publications issues de la Résistance), les couvrir de quelques bûchettes de bois puis de charbon.

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était (2)


En ce temps-là, les ceintures de sécurité n'existaient pas et les routes à trois voies – très dangereuses – étaient considérées comme une avancée importante. Il y avait très peu de limitations de vitesse, mais déjà on traquait les conducteurs imprudents. La tacatacatique du gendarme...

Celui-ci essaie de se cacher derrière un gros tronc d'arbre et il doit donner l'impression, pour les automobilistes qui arrivent dans sa direction, de faire ses besoins.

Le bon temps, n'est-ce pas ?

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était (2)

dimanche 2 décembre 2018

Hé, Laura Morante, tu veux un shot ?



Laura Morante est une très bonne actrice d’origine italienne qui tourne régulièrement en France. J’ai particulièrement en mémoire son rôle bouleversant dans La Chambre du fils de Nani Moretti. Elle est également réalisatrice, voir par exemple, La cerise sur le gateau avec Pascal Elbé et Isabelle Carré. Bref, à 62 ans, elle est une artiste accomplie et, ce qui ne gâte rien, elle est la nièce de la grande écrivaine Elsa Morante.

Mais c’est comme pour Ghosn, on peut toujours avoir besoin d’argent. Et lorsqu’on est actrice, jolie (même sans Photoshop) et encore jeune, on fait de la pub. Pourquoi pas pour un produit « dermocosmétique de pointe ».

samedi 1 décembre 2018

Christophe Triollet (sous la direction de) Video Nasties.



Juriste, fondateur du fanzine Darkness, Christophe Triollet s’intéresse depuis plusieurs années aux problèmes de censure dans le cinéma, britannique en particulier. Après avoir publié Gore et violenceSexe et déviances et Politique et religion, il a a récemment coordonné un ouvrage sur les “ video nasties ”.

“ Nasty ” est un adjectif (ici substantivé) au sémantisme très large. Il peut signifier méchant, sale, mauvais, désagréable, déplaisant, horrible, obscène, indécent. Dans le cas de ces vidéos, ce sont plutôt les deux dernières acceptions qui conviennent.

Triollet rappelle que le magnétoscope fut inventé en 1956 et que, mort de sa belle mort une soixantaine d’années plus tard, il a bouleversé le monde du cinéma. Il donna lieu à une guerre commerciale inouïe – où les Japonais étaient en pointe – entre divers formats : Betamax, JVC, V2000, et il permit la vison, dans des vidéoclubs ou à la maison, de quantités de films interdits. Des films pornos, violents, scabreux, pourchassés par la censure. Rien qu’au Royaume-Uni, 72 films furent jugés indésirables.

La censure au cinéma outre-Manche est instituée dès 1912. Elle est gérée par une institution privée, le British Board of Film Classification qui vit des recettes provenant des frais de classification auxquels tous les producteurs de films doivent se soumettre. Une loi de 1984 impose la classification des films exploités en vidéo, au cinéma, à la télévision et dans les jeux vidéo.

jeudi 22 novembre 2018

La nostalgie n’est plus ce qu’elle était (1)




Daniel Royo a créé un groupe Facebook sur la période 1940-1960. L’idée – très bonne – est de déposer des souvenirs, personnels ou pas, sur ces vingt années. Forcément, les principaux contributeurs sont des gens de ma génération, qui n’ont pas connu la guerre, sauf à la marge, et qui ont vécu le redressement économique, la croissance, d’abord difficile dans les années cinquante, puis soutenue dans les années soixante.

La couleur dominante des commentaires est : « c’était mieux avant ». Bien sûr nous n’avions pas le chauffage central, les toilettes étaient au fond de la cour ou sur le palier, il n’y avait que trois fromages dans les épiceries du nord de la France où je résidais (Bombel, Camembert  gruyère … et petits-suisses), les instits nous tapaient sur les doigts avec une règle, maman ne travaillait pas car elle élevait quatre enfants, mais nous étions plus heureux, moins tendus, sans la crainte du chômage. La vie était supportable car nous savions nous contenter de peu et parce que l'avenir de nos enfants serait meilleur que le nôtre.

mercredi 7 novembre 2018

La MGEN, une mutuelle comme les autres ? Ou pire …




Après 50 ans de cotisations pour moi et mes quatre enfants, j’en viens à me demander à quoi sert la MGEN.


Autrefois, cette mutuelle, fondée par des instituteurs syndiqués (à l’époque ils l’étaient presque tous) après la Deuxième Guerre mondiale, offraient des prestations bien supérieures à celles des autres mutuelles. Puis elle s’est placée dans une bonne moyenne. Aujourd’hui, nombre de ses prestations sont inférieures à celles des autres mutuelles. Ainsi elle fait toujours semblant de ne pas comprendre l’utilité – pour la santé des personnes et pour le budget de la nation – de l’ostéopathie, qui prévient avant de guérir et n’enrichit pas les laboratoires pharmaceutiques qui, de fait, ont la haute main sur notre pays. Les soins des ostéopathes sont remboursés au lance-pierres.

Alors qu’il y a trente ou quarante ans je conseillais à tous les collègues qui me demandaient mon avis d’adhérer à la MGEN, aujourd’hui, je leur suggère de faire des testes comparatifs sur internet et de choisir comme bon leur semble. Demain, peut-être, leur dirai-je : « Fuyez ! »

samedi 27 octobre 2018

Des empoisonneurs, ça empoisonne !



Où est-il le temps béni de la guerre du Vietnam quand les empoisonneurs étasuniens pouvaient affamer un pays, s'attaquer aux corps et aux gènes des civils en défoliant à qui mieux-mieux ?

Désormais, il ne reste plus que les pelouses et les jardins des bons Français qui veulent des paysages au cordeau autour de leurs maisonnettes.

Malheureusement, ça ne va pas durer. Alors, à vos stocks !


Des empoisonneurs, ça empoisonne !