jeudi 24 mai 2018

Tous derrière Rébecca Gensane !


Que se passe-t-il dans la tête d’une adolescente de 14 ans qui, depuis l’âge de 7 ans, ay consacré la plupart de son temps non scolaire à la pratique de la natation, lorsqu’elle se retrouve, par la grâce de ses performances, qualifiée pour les championnats de France élite ?

Á dire vrai, et par expérience personnelle, je n’en sais rien. Dans ma famille, comme dans celle de la maman de Rébecca, si l’on remonte jusqu’à Vercingétorix ou à Jules César, il n’y a pas un seul compétiteur. Naturellement, je n’oublie pas le cousin Philippe Presti, double champion du monde de Finn et double vainqueur de la  Coupe de l’America en tant que barreur. Et je n’oublie naturellement pas non plus Raphaëlle, la sœur aînée de Rébecca, qui n’a jamais aimé la compétition mais qui nage toujours, régulièrement et de manière exigeante. Rébecca ne partage avec Philippe que 12,5% de gènes italiens et il y a bien longtemps qu’elle a dépassé sa sœur en termes d’implication et de performances.

mercredi 23 mai 2018

Sylvie Simmons. I’m Your Man. La vie de Leonard Cohen.

 Édité sous la direction de Jean-Paaul Liégeois. Traduit de l’anglais par Élisabeth Domergue et Françoise Vella. Paris : L’Échappée, 2018.



Lorsque Bob Dylan fut distingué par un prix Nobel de littérature – qu’il alla chercher à reculons, certains estimèrent que Leonard Cohen aurait dû l’obtenir à sa place. Ne connaissant pas in extenso l’œuvre de ces deux géants de la culture populaire, je ne me prononcerai pas.

Cette nième biographie de Leonard Cohen arrive à point : chaleureuse mais retenue, empathique mais juste, dans la proximité mais avec suffisamment de recul pour assurer une approche objective.

Ne jamais oublier que Cohen n’était pas étasunien mais canadien. Il est né en 1934 dans une banlieue plutôt aisée de Montréal, son père étant un tailleur de confection haut de gamme. Sa famille se rendait à la synagogue tous les samedis. Enfant, Leonard apprit l’hébreu. Mais il faudra de longues années avant que Leonard s’imprègne vraiment de judaïsme. Adolescent, c’est plutôt l’hypnose qui le passionne. La bonne de la maison, qu'il parvint à faire se dénuder, fut sa première victime. 

mercredi 9 mai 2018

SNCF : faisons le point



Pour les cheminots, la lutte continue. Ils se battent pour eux, et aussi pour nous, usagers – pardon : « clients » – de ce qui doit demeurer un service public, et pour nous citoyens face au capitalisme financier qui nous aliène et nous bouffe la vie. Il faut les aider matériellement. Pour ma part, c’est fait, et ce sera, si nécessaire, fait de nouveau.

Quels sont les enjeux ?

Au premier chef, empêcher la privatisation de cette société, voulue par Macron, après que d’autres – la droite, les faucialistes – ont privatisé La Poste, France Télecom, Air France et d’autres fleurons qui appartenaient à l’État, c’est-à-dire au peuple.

Macron a choisi la méthode des ordonnances, dans le cadre d’un calendrier accéléré pour faire ratifier son projeeeet avant la fin juin. Il veut soumettre le rail à la concurrence, ce qui n’est en aucune manière une obligation de la réglementation européenne, quoiqu’en disent la Macronie et les médias à sa botte. Nous sommes ici dans un choix purement idéologique. Il veut changer le statut de la SNCF, qui deviendrait une société anonyme, l’État devenant un actionnaire parmi d’autres (comme pour Air France, EDF, GDF). Promesse sera faite que l’État restera majoritaire mais il ne se passera pas dix ans avant qu’il devienne minoritaire.

Concomitamment, le projeeeet implique la suppression du statut des cheminots qui, dans la logique d’une société d’État, garantit la continuité du service public. Il implique également la suppression de milliers de kilomètres de lignes secondaires, non « rentables ». 200 gares, au moins 50 lignes sont condamnées. Il reviendra aux régions, si elles le peuvent et le souhaitent, de pallier les déficiences, l’absence de l’État.

dimanche 29 avril 2018

Le paradigme islamiste s’impose au monde (II)



Tous les excès, toutes les initiatives sont possibles. Il ne faut pas s’étonner qu'en Allemagne, comme dans des temps pas si anciens que cela, des enfants aient paradé en uniforme en portant des armes (factices) dans une mosquée turque, gérée par l’Union turque Ditib, émanation du pouvoir central d’Ankara. Selon la mosquée, il s’agissait de commémorer la victoire des Dardanelles. Tandis qu’Angela Merkel souhaite que les négociations entre l’UE et la Turquie reprennent dare-dare, les religieux purs et durs ne font donc rien pour intégrer leurs ouailles. Tout récemment, un historien allemand, spécialiste de l’histoire du Vatican, ayant affirmé que « l’islam ne fait pas partie de l’histoire de l’Allemagne » – les membres du gouvernement ne sont pas à l’unisson sur ce sujet – a été empêché par Facebook d’utiliser son compte pendant trente jours. En réaction à l'identitaire islamiste, le ministre-président bavarois (CSU) a décidé que tous les bâtiments publics devraient être ornés d'un crucifix, « symbole d'identité culturelle ». Rappelons que l'Allemagne n'est pas un pays laïc. Il est ainsi demandé aux candidats à des emplois publics de préciser leur religion (ou absence de) dans leur CV.


La Constitution des États-Unis garantit totalement la liberté d'expression (la seule limite étant un propos performatif du genre : « je pense que cet homme doit mourir, donc je le tue »). Des étudiants remettent actuellement en cause cette liberté en demandant que l'université devienne une zone neutre, un espace sécurisé (“ safe space ”) où aucun propos hostile ne pourrait être tenu à l'encontre de minorités raciales ou sexuellesSelon Libération« cette évolution est perçue par les professeurs jusque dans les salles de classe au quotidien. Les étudiants s’attendent de plus en plus à être prévenus quand le contenu d’un cours peut les choquer. Certains vont jusqu’à quitter la salle lors des discussions de groupe, pour ne pas entendre des opinions qui les blessent. Les universités sont embarrassées face aux pétitions des élèves, car certaines dépassent le débat sur le 1er amendement et remettent en cause le programme scolaire : faut-il ne plus lire Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee [œuvre globalement anti-raciste, prix Pulitzer 1961, 4 millions d'exemplaires vendusenseignée dans toutes les écoles] parce que le mot « nigger » y revient trop souvent ? Ne plus montrer d’images lors des cours d’histoire sur le Ku Klux Klan ? »

vendredi 27 avril 2018

Le paradigme islamiste s’impose au monde (I)



Lyon intra muros. Il fait un temps superbe, une magnifique journée de printemps, chaude et ensoleillée. Deux adolescentes d’une quinzaine d’années se promènent. L’une porte un jeans tailladé selon cette mode qui est en train de se démoder. Elle a de longs et beaux cheveux très blonds qu’elle laisse flotter au vent. L’autre est brune. Elle porte un short qui laisse apparaître un début de bronzage. Un homme d’une vingtaine d’années, disons de type méditerranéen, les siffle. Pas en signe d’admiration, même s’il exprime par là sa frustration. Il s’agit d’un sifflet d’autorité qui veut dire « vous êtes des traînées ». Les deux jeunes filles ne demandent pas leur reste et s’esquivent rapidement. La prochaine fois qu’elles se promèneront en ville, elles s’habilleront et se coifferont peut-être différemment. Je pense à faire remarquer à ce type que je ne me permettrais pas de siffler sa sœur ou sa femme voilées des pieds à la tête. Ce serait en pure perte, donc je ne dis rien. Je suis dans le renoncement.


Simplifions : dans la deuxième agglomération de France qui, pour d’aucuns (pas pour moi qui ne suis pas croyant), est la capitale des Gaules, une certaine pratique de l'islam dicte sa loi morale et comportementale. Il en va de même, en pire, dans tout le monde occidental : de Vancouver à Bruxelles, de Stockholm à Naples. Des centaines de millions de gens sont tétanisés devant les exigences – non pas de l’islam – mais d’un caïdat rigoriste qui, avec la complicité du capitalisme financier, est un train de transformer le monde en un immense champ de communautarismes divers et déflagrateurs.

mercredi 18 avril 2018

Une arnaque autour des recharges Toneo



J’ai fait récemment l’objet d’une tentative d’arnaque autour des recharges TONEO. Vous me connaissez : je suis un homme du XXe siècle. C’est dire que, jusqu’à tout récemment, je ne connaissais pas l’existence des cartes TONEO. Pire, je ne savais rien des cartes de crédit prépayées.

Je reçois donc ce premier courriel :

« Bonjour
Comment vas-tu ? Bien j'espère.
De mοn côté, quelques pépins liés à des sοucis de santé.
As-tu du temps à me consacrer par mail ? Car j'ai une faveur à te solliciter dans l'immédiat.
PS : Je suis temporairement injoignable par tél. A.