dimanche 24 mars 2019

Quand le sport de compétition rend fou



Pour simplifier, je dirai qu’il y a deux sortes de sport de compétition : là où il y a de l’argent, et là où il n’y en a pas. Dans la première catégorie, où l’on a atteint des sommets depuis une trentaine d’années, ce n’est pas l’argent qui corrompt le sport, c’est la compétition qui détermine les pratiques commerciales et financières. Il n’en a pas toujours été ainsi : dans les années soixante, les enfants d’un gardien de but de la première division du championnat de France de football qui fréquentaient une école dirigée par ma mère étaient boursiers.


Dans la natation, il n’y a pas ou très peu d’argent. Intrinsèquement, les performances réalisées par les compétiteurs sont inférieures, égales ou supérieures à celles où l’argent coule à flot. L'argent ne stimule ni ne freine. On remarque par parenthèse que, dans les sports sobres, les comportements sont sobres. On n’a jamais vu le vainqueur d’une épreuve de natation bondir hors de l’eau, faire trois fois le tour du bassin en courant et se lancer dans une danse du ventre frénétique. Les plus grands nageurs, du style Manaudou ou Bernard, ont introduit une pratique qui n’a pas été reprise par des nageurs plus jeunes consistant à donner un grand coup de poing dans l’eau après une victoire.

samedi 23 mars 2019

Championnats de France Junior de natation : le très bon bilan de Rébecca Gensane


A Dunkerque, la compétition fut rude, de très haut niveau. Rébecca en est revenue avec une médaille d'or et deux médailles de bronze.

Elle termina 5ème du 100 dos, améliorant sa meilleure performance d'une seconde (1 06 82). Elle ne parvint malheureusement pas à passer sous la barre de la minute sur 100 NL, une performance déjà réalisée à plusieurs reprises, se contentant d'une qualification en finale B.

Elle termina 3ème du 200 Pap en améliorant sa meilleure performance de 4 secondes (2 22 51).



Rétention d'urine à l'Université Lyon 2



Dans un des bâtiments de cette université, des travaux vont isoler des salles réservées à ce qui ressemble à des activités secret défense. Une des conséquences prosaïques de ce réaménagement est que certains personnels non soumis à ce secret auront quelques difficultés à soulager leur vessie et leurs sphincters ailleurs que dans les toilettes réservées aux étudiants.


Je dis bien « certains personnels » car les administratifs ont accès à des toilettes (avec une clé) qui leur sont réservées. Pour les enseignants : rien. Comme s’ils ne faisaient pas partie du « personnel » de l’université.


Or, stricto sensu, ne peuvent être qualifiés d’universitaires que les étudiants et les enseignants. Les administratifs ne sont pas des universitaires dans la mesure où ils peuvent exercer leur talent ailleurs : rectorats, ministères, autres établissements d’enseignement. Cela n'a pas empêché récemment une secrétaire d'interdire “ ses ” toilettes à une chargée de cours. Une enseignante s'est fait faire, clandestinement et à ses frais, un double de la clé pour le paradis où elle ne peut se rendre qu'en cachette.

samedi 2 mars 2019

Danièle Sallenave est allée chez sa coiffeure après avoir salué sa facteure


Danièle Sallenave est une essayiste de renom qui a écrit de vrais grands livres, ce qui n’est pas forcément le cas de tous ses collègues de l’Académie française.

Elle a dirigé un groupe de travail de cette vénérable institution sur la féminisation des noms de métiers. Il était temps en effet que l’Académie tourne la page des années Druon/Dutourd, une époque où une ambassadrice était la femme d’un ambassadeur (la personne qui organisait les petits fours et l’eau gazeuse) et non une haute fonctionnaire représentant la France à l’étranger.

Ras le bol, en effet, des « Madame le Ministre », de « Madame le Sous-Préfet ». Au diable « c’est une écrivain » ou « la Professeur des Universités.

Je n’en ai pas été étonné, mais Danièle Sallenave a buté sur le féminin d’auteur. Sa préférence était la mienne : « Si je prends "auteur", "autrice" est parfait. "Acteur, actrice". "Présentateur, présentatrice". Cela ne pose aucun problème. "Auteure", c'est acceptable, c'est un peu bizarre du point de vue de l'évolution de la langue, mais ça finira par passer. Mais "autrice" était beaucoup plus logique. » Beaucoup plus logique, peut-être, si l’on se réfère à l’histoire de ce mot qui eut pour féminin “ auteresse ”, “ autoresse ” et même “ authoress ”, un anglicisme de Taine qui n’a pas survécu.

jeudi 28 février 2019

Encore un petit coup de massacre du français


Vu dans le métro de Lyon cette énorme affiche. Responsable : des intellectuels, des scientifiques de l'Université de Lyon.


Encore un petit coup de massacre du français

Alors branle-Dieu de pompe à merde et de curé à roulettes (cela vous surprend mais c'est mon juron préféré quand je suis poli) : on ne dit pas “ digital ” mais “ numérique ”, bande de nazes prétentieux et inféodés à l'Empire.

Les Anglais, les vrais, pas vous, disent “ digital ” parce ce que ce mot vient de “ digit ” qui signifie “chiffre ”. Ou “ doigt ” ou “ orteil ”.  En français, on doit dire “ numérique ”, du substantif “ nombre ”.

Récemment, je lis un texte militant, signé par des signataires tous plus prestigieux les uns que les autres, pour la plupart en provenance du monde rural. Á plusieurs reprises, je sui tombé sur telle signature féminine agrémentée de “ éleveure ”, sur le calque inepte de “ auteure ”. Il y a à peine quatre siècles que le mot “ éleveuse ” existe, mais non, ça fait trop plouc.

mercredi 27 février 2019

Et la guérison des écrouelles, c'est pour quand ?


Et la guérison des écrouelles, c'est pour quand ?

Pourquoi les rois seuls pouvaient guérir les écrouelles (notez bien : que les rois anglais et français) ? Parce qu'ils étaient d'essence divine. Et non parce qu'ils étaient simplement les meilleurs. Raison pour laquelle, à mon sens mais je n'en mettrais pas ma main au feu et c'est une autre histoire, Élisabeth II n'abdiquera pas car elle est “ ointe par Dieu ”. Notre banquier, pour sa part, n'a été oint que par Rothschild mais dans notre mythologie, cela revient au même.