dimanche 21 octobre 2018

Le politiquement correct : même à Windsor


Eugenie est une des petites filles de la reine d'Angleterre. Elle a convolé récemment en justes noces dans la chapelle du château de Windsor.

Elle avait choisi une robe avec un décolleté en V, devant comme derrière. Celui de derrière n'était pas vraiment nécessaire sauf pour montrer qu'on a beau être la fille de Sarah Ferguson, on n'en est pas moins politiquement correcte. Le V laissait apparaître, soulignait, dirais-je, une cicatrice très impressionnante consécutive à une opération pour cause de scoliose à l'âge de 12 ans.

samedi 20 octobre 2018

L'ordalie à deux pas des pyramides



Comme son nom l'indique, l'ordalie est un supplice. Lorsque les preuves contre l'accusé n'étaient pas suffisamment établies, on (l'Église, chez nous) lui imposait le “ Jugement de Dieu ”. Par exemple, apposer la main droite sur des braises rougies. Si l'accusé ne souffrait pas, s'il n'était pas brûlé, il était innocent. On trouve l'ordalie dans le code d'Hammourabi (1750 avant JC).

Le Concile de Latran interdit cette pratique en 1215.

Elle existe toujours en Égypte (dans d'autres pays peut-être). Dans le cas présent était accusée par sa famille de lui avoir dérobé 2 000 dollars. Une somme, il est vrai !

Les autorités religieuses l'ont donc contrainte à lécher par trois fois cette cuiller en fer rougie par le feu.


L'idée (sic) étant qu'une personne coupable est très nerveuse, ce qui assèche sa langue.

Comme elle ne s'est pas brûlée, la personne a donc été déclarée innocente et la famille l'a réintégrée en son sein.

Une idée judicieuse pour la centaine de tribunaux islamiques (Sharia Courts) reconnus d'utilité publique par les autorités britanniques.

PS : Immédiatement après l'épreuve du feu, cette dame, comme elle était en présence d'hommes qui ne rigolaient pas – des juges tout de même – s'est intégralement revoilée.



L'ordalie à deux pas des pyramides

Ici, trois hommes ont accepté cette compétition, ce qui a facilité le travail de la police.

dimanche 14 octobre 2018

La fureur Végan : bon, d'accord, mais...

Cette brève note m'a été inspirée par deux photos de carottes qui m'ont rappelé mes vingt ans. Le prince Charles, qui a quasiment le même âge que moi, cultivait à l'époque des salades et des tomates. Et il leur parlait. Il n'a pas cessé depuis.
La fureur Végan : bon, d'accord, mais ...

samedi 13 octobre 2018

Les mensonges de la ministre de l’Enseignement supérieur



Elle aurait tort de se gêner, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur. Depuis plusieurs années – au moins depuis le passage de la loi LRU en 2007 – universitaires et étudiants sont assommés, tétanisés, anesthésiés, écrasés. Sans parler des lycéens qui ont à peine réagi lorsque le banquier de Rothschild a dénationalisé le baccalauréat et l’a privé de sa qualité de premier grade universitaire. Á Rennes, tout récemment, trois étudiants et demi tentaient de mener une pauvre – quoique méritante – action face à 300 Robocops aux ordres du banquier. Prêts à matraquer durement (je m’apitoierai sur les affres des policiers quand j’aurai un moment).

L’université française va mourir. Sous les coups de boutoir de tous les responsables politiques depuis Giscard et Saunier-Séïté. Avec la complicité passive de quatre enseignants sur cinq. Je surprend toujours un peu lorsque je dis que mes conditions d’enseignement dans l’Université de Côte d’Ivoire il y a quarante ans étaient bien meilleures que celles des collègues d’aujourd’hui en France. L’Université française – où les personnels statutaires sont de moins en moins nombreux – va devenir une réserve où l’on parquera les jeunes des classes populaires avant de leur accorder des diplômes complètement dévalués tandis que les institutions d’enseignement supérieur privées fleuriront et s’enrichiront avec des retours sur investissement de 10% et plus par an.

Je propose ci-dessous une analyse très pertinente du Groupe Jean-Pierre Vernant, composé de soixante universitaires de gauche.



“Le Plan Etudiants a bénéficié de 1 milliard € de financement ce qui a déjà permis de recruter plus de 350 professeurs et personnels pour accompagner cette nouvelle rentrée et d'ouvrir 30000 places supplémentaires.”
Mme Vidal, le 12 septembre 2018
"En 2019, le budget de mon ministère augmente de 549 millions € (...) soit 5% de hausse."
Mme Vidal, le 23 septembre 2018
Budget pour l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation
2019: 27 979 millions €
Formations supérieures, recherche universitaire et vie universitaire:
Subventions pour charge de service public
2017: 12 727 millions € (12 854 millions en € constants de 2018)
2018: 12 878 millions €
2019: 12 997 millions € (12 818 millions en € constants de 2018)

Document budgétaire du projet de loi de finances 2019

jeudi 4 octobre 2018

De la violence à la barbarie



Je ne sais trop si, de l’une à l’autre il n’y a qu’un pas, mais j’observe qu’on est passé de l’une à l’autre dans presque toutes les sociétés du monde. Les causes sont multiples et des sociologues ou des ethnologues auraient beaucoup plus à dire que moi.

Dans la violence, il y a l’idée de force, de contrainte, d’intimidation, de brutalité. La barbarie, c’est tout à fait autre chose. Pour les Grecs, étaient barbares ceux qui étaient incapables de parler leur langue. Il en est resté cette notion de manque de civilisation, et aussi de cruauté, lorsque plus rien ne retient l’individu qui agit de manière inhumaine.

Pendant longtemps, il n’y eut guère que Montaigne pour dénoncer l’usage pervers du mot barbarie : « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage ». Pour Balzac, la barbarie commençait dans les plaines du Danube. Pour la France colonisatrice, barbare avait à voir avec berbère, donc était synonyme d’Africain. 

mercredi 3 octobre 2018

Charles Aznavour est mort, Pascal Praud b...e encore


Bon, allez, je vous donne ma préférée : “ Sa jeunesse ”.

Rien ne fut simple pour lui : il était petit, avait un gros nez, une voix lamentable comparée à celle de Bécaud qui aurait voulu faire de lui uniquement un de ses paroliers. Heureusement, Piaf avait repéré le potentiel de cet auteur-compositeur-interprète. De même Georges Franju lui donnerait un rôle important dans La Tête contre les murs en 1959.

Quand j’étais gosse, dans les années 50 et 60, il ne parlait jamais d’Arménie. Envie, besoin de s’assimiler, de ne pas nous imposer sa douleur profonde ? Je ne sais trop.

Une ambition hors du commun fut son moteur. Bécaud a demandé tant pour l’Olympia ? Il demanderait tant plus 1 franc. Être le meilleur, partout. Être le plus riche, le plus prolifique, le plus connu des artistes français dans le monde, vu que Chevalier et Piaf était morts. Toute sa vie, il vota à droite, comme beaucoup d’anciens pauvres qui réussissent à la force du poignet. Il y a peu, il disait qu’il fallait trier les migrants, ne garder que ceux qui étaient utiles ou avaient du génie.

Il eut avec l’administration des impôts des rapports assez complexes, allant jusqu’à graisser la patte d’hommes politiques pour qu’ils interviennent en sa faveur. Il fit, dans ce domaine, largement mieux que les époux Balkany.